Un projet Labex Arts H2H
 
Architectures de mémoire et multidiffusion

Bilan scientifique

Le bilan scientifique est à ce stade du projet positif. Nous avons avancé de manière significative dans deux des trois directions qu’il nous importait de développer.

 I. Sky Memory Vasulka

 

Tout d’abord, pour le projet de mettre en scène une archive des Vasulka à la Tate Modern de Londres, nous avons commencé l’écriture de la première partie du logiciel Sky Memory Vasulka. Cela nous permet dès à présent de pouvoir construire des « planètes » vidéo par un système assez simple de « drag and drop ». Les vidéos choisies peuvent ensuite être mappée en temps réel sur des formes mathématiques (tore, cyclide, plan, cube, sphère, etc.) qui seront aussi des formes symboliques de représentation d’ensembles particuliers de vidéo ou d’images : les machines vision, le traitement du signal numérique, le traitement du signal analogique les mondes multiples, le montage spatial, la construction multi-écran, le passage des dimensions (micro vers macro)la mise en abime et le feedback, la multiplicité des images (effet mosaïque), le traitement des lignes de balayage, le vocabulaire numérique, les images d’archives.

Comme dans un logiciel 3D, il nous est possible d’appliquer des effets à ces formes vidéo qui touchent à la lumière ce qui permet de déterminer différentes qualités d’éclairage et de texture, aux modulations de la forme, à la position dans un espace virtuel, à la résolution des images et à leur fragmentation, à la position de la caméra et à ses déplacements, etc.

Chaque objet vidéo avec ses propres effets est attaché à une feuille qui peut être enregistrée. On peut ainsi ouvrir plusieurs feuilles en même temps et donc positionner  plusieurs vidéo dans le même espace, leur appliquer aussi un mouvement de rotation sur eux-mêmes.

 

Parallèlement, il nous faut commencer à envisager les modes d’interaction avec le grand public : comment, par exemple, désigner telle planète et la faire descendre du ciel du planétarium pour la visualiser ? Comment « comprendre » qu’une vidéo n’est plus regardée par personne ?

Il nous faut aussi envisager l’écoute des vidéos. Il est prévu de développer avec l’IRCAM (projet ANR COSIMA) une application originale sur téléphone mobile qui permette de choisir « sa » vidéo à entendre.

 

II. Fonds Langlois

 

Le travail sur une deuxième manière de mettre en forme une archive des Vasulka, projet  à vocation plus muséale et scientifique que celui de la Tate Modern, à donné lieu à la création d’une nouvelle base de données à partir de celle du Fonds Langlois.

Cette base de données gère ainsi quatre mille documents relatifs aux Vasulka suivant soixante entrées au lieu des cinq cents initiales du Fonds Langlois. Derrière cette réduction de l’ensemble des accès à l’information, il y a bien sûr l’idée de tailler une base de données sur mesure pour mieux lui donner une forme plastique par la suite.

 

L’ensemble des documents est accessible via cinq champs principaux : documents, œuvres, individus et collectivités, fonds et collections, mots-clés. Des numéros d’identifications propre à chaque catégorie permet de relier entre elles toutes une série de données et de naviguer ainsi parmi elles : des œuvres, par exemple, nous passons ainsi aux collaborateurs puis aux documents ou aux œuvres dans lesquelles apparaissent encore ces collaborateurs. On le comprend, c’est ce type de navigation hypertextuelle qu’il faut travailler ; elle nous permettra en effet de nombreuses lectures transversales dans les documents.

Chaque fiche présentant les œuvres, les documents audiovisuels ou écrits est aussi préparée de manière à répondre aux impératifs du cartel. On trouve ainsi :

 

- Fiche de présentation des documents audiovisuels : côte, type de document, auteur, auteur secondaire, alternative auteur, titre, date, médium, support, durée, couleur, son, producteur, ville, collaborateurs, copyright, notice, événement, document lié ;

- Fiche de présentation des documents écrits : côte, type de document, auteur, auteur secondaire, alternative auteur, titre de l’article, titre du livre ou de la revue, ville, éditeurs, date, copyright, notice, événement, document lié ;

- Fiche de présentation des œuvres : côte, type de document, auteur, auteur secondaire, alternative auteur, titre, technique, date, médium, support, durée, couleur, son, instrument, lieu de production, date de début de production, date de fin de production, collaborateurs, série, copyright, notice, événement, document lié.

 

L’ensemble de ces informations permettra de réaliser une tour constituée d’un ensemble de cylindres que les gens pourront actionner. Un cylindre portera les documents relatifs à une œuvre. Un prototype est en train d’être réalisé pour tester cette interface de navigation. Une logique est aussi à l’étude pour proposer des parcours transverses.

 

 

III. Journées d'études

 

Le cycle de journées d’études n’a pas encore eu lieu et il n’est donc, bien entendu, pas possible d’en tirer un bilan. Cependant, l’approche que nous allons faire de la thématique des « Architectures de mémoire » qui croisera les réflexions et les réalisations canadiennes et européennes me paraît propice aux surprises intellectuelles autant que plastiques.

 

Une trentaine d’invités seront conviés à ces journées d’études. Ils sont théoriciens, critiques d’art, artistes ou architectes, et reconnu dans leur domaine. Le format de ces interventions sera court, de 10 à 15 mn par intervenant, de manière à pouvoir rebondir rapidement sur les présentations par des questions.

 

Ces journées serviront à la préparation d’un colloque de deux jours en 2015, qui sera suivi en 2016 par l’édition d’un livre.

 
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